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  1. La Franche Comté : Pôle de Compétitivité des Microtechniques. Quel est le sens de ce projet ?
  2. Qui a lancé le projet ?
  3. Quelle est l’importance des microtechniques en Franche Comté ?
  4. Précisément, qu’entend-on par microtechniques ?
  5. Où se situe la Franche Comté sur le spectre des microtechniques ?
  6. Y a-t-il un point de rencontre possible avec la microélectronique ?
  7. Cette rencontre ira-t-elle jusqu’à un vrai partenariat ?
  8. En quoi les microtechniques sont importantes ?
  9. Où retrouve-t-on les microtechniques ?
  10. Un exemple ?
  11. Le pôle manque de notoriété, pourquoi ?
  12. Examinons le pôle à la loupe, de quoi est-il constitué ?
  13. Où se situe l’avenir de la filière ?
  14. Qu’est-ce qui peut permettre de faire ce saut !
  15. Être qualifié de pôle de compétitivité, ça veut dire quoi pour les francs-comtois ?
  16. Quel est l’objectif économique pour la Franche-Comté ?
  17. Et l’enjeu social ?
  18. Quel saut majeur procure la labellisation ?
  19. L’ambition concerne uniquement les francs-comtois ?

 

 
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1. La Franche Comté : Pôle de Compétitivité des Microtechniques.
Quel est le sens de ce projet ?

Ce projet est une prise de conscience. Celle d’un territoire qui n’a pas d’équivalent en microtechniques : à la fois le pôle le plus dense et le plus ancien. La Franche-Comté possède aujourd’hui une richesse collective unique et compétitive. Elle voit clairement les opportunités qu’elle peut transformer au niveau mondial en se rassemblant. La naissance de ce pôle est d’un intérêt vital et stratégique, non seulement pour la région, mais aussi pour la France et l’Europe dans leur défi économique face à l’Asie.

 
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2. Qui a lancé le projet ?
En 2003, 8 entreprises jeunes et innovantes se sont réunies, pressentant qu’il y avait en Franche–Comté une vraie fibre microtechnique à mettre en synergie. Depuis, une soixantaine d’entreprises, les centres de recherche et de formation et les politiques ont suivis. Tous ont véritablement pris conscience de leur force et des opportunités à conquérir au niveau mondial. Le projet de labellisation en pôle de compétitivité vient concrétiser une réflexion déjà mature sur tout le territoire. Comme en micromécanique, c’est l’assemblage qui fait la force. Ici, on en est convaincu.

 
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3. Quelle est l’importance des microtechniques en Franche Comté ?
La Franche Comté est le berceau des microtechniques. Les métiers du petit et du précis sont inscrits dans son histoire et dans ses gènes. N’oublions pas qu’elle a vu naître la montre. De 1820 à 1970, cette industrie prospérait sur l’Arc Comtois, de part et d’autre de la frontière suisse. Les gens d’ici ont gardé cette passion de la précision et ont développé des savoir-faire qui servent aujourd’hui à toutes les industries. Vos cartes à puces, vos compteurs de vitesse, la diffusion des programmes télévisés, le guidage des avions, font appel à nos savoir faire. Résultat : la microtechnique Franc-comtoise occupe 1 à 2% du marché mondial. Exceptionnel pour une région qui ne représente que 1 à 2% des indicateurs français.

 
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4. Précisément, qu’entend-on par microtechniques ?
Les microtechniques concernent tous les métiers de la petite dimension : typiquement du centimètre au micromètre et maintenant au nanomètre. On distingue la microélectronique, qui a connu une explosion avec l’avènement de l’informatique et des microprocesseurs, et la micromécanique, qui s’occupe des matériaux et des fonctions mécaniques des petits objets.

 
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5. Où se situe la Franche Comté sur le spectre des microtechniques ?
Avec une forte coloration micromécanique, tout un savoir-faire venu de l’horlogerie. Aujourd’hui, les compétences principales portent sur la micromécanique, le traitement des surfaces et l’assemblage. Mais on voit aussi émerger d’autres métiers, sous l’impulsion de jeunes entreprises innovantes, qui lient les microtechniques à d’autres disciplines, comme l’acoustique, l’optique et l’électronique.

 
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6. Y a-t-il un point de rencontre possible avec la microélectronique ?
Le rendez-vous est inévitable. A nous de ne pas le manquer. Depuis 30 ans, la microélectronique, dont le coeur français bat à Grenoble, est largement favorisée, avec de gros moyens. Elle a vécu jusque là en vase clos, avec des matériaux chers et spécifiques, notamment le silicium et les métaux précieux. De plus en plus, elle recherche les économies et s’intéresse à de nouveaux matériaux et à de nouvelles techniques de fabrication, moins coûteux, qui rejoignent la micro mécanique.

 
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7. Cette rencontre ira-t-elle jusqu’à un vrai partenariat ?
C’est notre ambition. Créer au coeur de l’Europe, un vrai « Triangle de la microtechnique » avec les pôles les plus proches et complémentaires. L’Arc Jurassien en Suisse, Minatec (le pôle microélectronique de Grenoble) et la Technic Vallée en Haute-Savoie. Nous aurions là une sorte « microtechnique vallée » de portée incomparable. Nous avons déjà tiré les premiers filins, notamment en recherche, tissons maintenant le reste du réseau.

 
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8. En quoi les microtechniques sont importantes ?
Elles sont au coeur de tout. Elles permettent de combiner tellement de technologies, de disciplines, de fonctions, de matériaux que les possibilités de les exploiter sont quasi infinies. Dans un volume de plus en plus réduit les microtechniques savent assembler :
- les matériaux : métaux, polymères, céramiques, matériaux actifs…
- les technologies : emboutissage, usinage, injection, traitement de surface, et beaucoup d’autres processus à l’étude dans les laboratoires…
- les disciplines : mécanique, optique, électronique, magnétisme, acoustique, thermique…
- les fonctions : connecteurs, capteurs, radiateur, blindage, actuateur, transmission, retour d’effort…

Plusieurs regards possibles sur les microtechniques francs-comtoises

 

 
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9. Où retrouve-t-on les microtechniques ?
Partout. La course à la miniaturisation touche tous les domaines. Aujourd’hui, votre voiture est fortement dotée de capteurs et de composants intelligents. Votre téléphone portable prend des photos. Votre médecin vous fait porter des instruments médicaux pour surveiller votre santé. Vos enfants jouent avec de petits robots. Toutes ces applications se servent largement des microtechniques. Les entreprises comtoises travaillent pour l’automobile, le biomédical, la sûreté, l’horlogerie, l’alimentaire, la défense, les TIC, la monétique, l’environnement, l’énergie….

 

 
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10. Un exemple ?
Un exemple d’avenir, oui. Nous imaginons actuellement des dispositifs biomédicaux portés sur le corps humain. Demain un diabétique pourra porter une montre qui surveillera son taux de sucre et lui injectera une microdose d’insuline si nécessaire. Et ce n’est qu’un exemple. Demain, vos vêtements intégreront aussi des composants microtechniques.

 
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11. Le pôle manque de notoriété, pourquoi ?
Il lui manque un porte-drapeau. Il n’a pas de grosse entreprise connue dont la notoriété rejaillirait sur l’ensemble. Mais regardez nos carnets de commandes ! Nos clients, ce sont tous les plus grands groupes du monde dans tous les secteurs. De plus, à l’instar d’Intel, la nature même de nos productions enfouit l’expression de nos compétences au coeur des objets.

 
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12. Examinons le pôle à la loupe, de quoi est-il constitué ?
350 entreprises, 11000 salariés. Beaucoup sont des PME avec une activité de sous-traitance des grands groupes. Ce marché est directement attaqué par l’Asie, avec des coûts de main d’oeuvre jusqu’à 20 fois plus réduits. Pour ces entreprises là, il faudra rapidement s’orienter vers les moyennes séries, où la valeur ajoutée est supérieure.

 
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13. Où se situe l’avenir de la filière ?
Dans « l’intelligence de la matière ».
Pour se développer, le pôle devra montrer toutes les possibilités de la mécanique : travailler de nouveaux matériaux, développer de nouvelles fonctions… C’est ainsi qu’il apportera des développements enrichissants à tous les secteurs. C’est aussi comme ça qu’il favorisera les rapprochements avec la microélectronique, qui pour miniaturiser encore devra faire appel à une matière développée intelligemment.

 
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14. Qu’est-ce qui peut permettre de faire ce saut !
La recherche et la formation en microtechniques, ici comme nulle part ailleurs. Depuis les années 90, la majeure partie de la recherche comtoise s’est restructurée autour des microtechniques. Avec FEMTO-ST par exemple, le pôle dispose d’une centrale technologique à l’égal de Lille, Toulouse, Grenoble et Paris. C’est une véritable plateforme en micro fabrication d’envergure européenne, dont les travaux rejoignent sur de nombreux points les attentes des entreprises locales : techniques de salle blanche, nanomatériaux, techniques d’usinage (FEMTO-Laser)…. La Franche-Comté dispose aussi de la seule école d’ingénieurs en microtechniques.

 
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15. Être qualifié de pôle de compétitivité, ça veut dire quoi pour les francs-comtois ?
D’abord, c’est une révélation pour les Francs-comtois. Travailler sur la matière, sur le petit et le précis , c’est être proche de la nature des choses. Les microtechniques sont au coeur de la vie des hommes, de leur déplacement, de leur santé, de leurs interconnexions, mais avec une grande discrétion. Elles sont partout mais ne se voient pas. C’est une sorte de miracle secret. Il n’est pas du tempérament des francs-Comtois de se révéler au grand jour. Mais ce projet de pôle de compétitivité leur fait prendre conscience de leur identité, du sens profond de leur travail et de leur passion du petit et surtout de leur potentiel dans le concert mondial. Seule une telle vision d’avenir peut porter la région durablement.

 
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16. Quel est l’objectif économique pour la Franche-Comté ?
Doubler ses parts de marché ! La Franche-Comté représente actuellement 1 à 2% du marché mondial des microtechniques. Ce qui montre déjà une nette spécificité pour un territoire si petit.

 
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17. Et l’enjeu social ?
C’est une de nos priorités. Les acteurs du Pôle se sentent une grande responsabilité sociale. Et nous montons un projet assez original associant l’Etat, l’UIMM et les syndicats. Une commission paritaire des microtechniques sera associée aux orientations du Pôle. Elle fixera les objectifs en matière d’emploi, de formation, d’insertion des jeunes. Notre compétitivité s’appuie largement sur la passion et le travail des francs-Comtois, à nous de dessiner tous ensemble un avenir commun, avec des perspectives motivantes à tous les niveaux, en qualité et en quantité. Offrir l’emploi de l’ouvrier au docteur est un autre intérêt de ce pôle.

 
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18. Quel saut majeur procure la labellisation ?
C’est une question de « visibilité critique ». A l’heure actuelle, les compétences sont là, les ambitions sont là, les structures et les talents sont là, mais le pôle n’a pas de visibilité européenne ni mondiale. Avec la labellisation, tout change. Le pôle agit alors comme un aimant, et attire les investisseurs, les cadres, les chercheurs, les talents, les grands comptes mondiaux, voire les grandes entreprises qui voudraient s’installer. Atteindre cette visibilité critique, c’est atteindre rapidement une masse critique et jouer un vrai rôle au plan mondial.

 
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19. L’ambition concerne uniquement les francs-comtois ?
Non, bien entendu. Il y a un choix économique et stratégique à faire pour la France et l’Europe. Comme nous l’avons dit, le but est de construire avec nos amis suisses et nos partenaires de Rhône-Alpes un Pôle européen des Microtechniques. Ce sera un véritable amplificateur de la compétitivité pour les Grands Comptes qui intègrent des microtechniques dans leur système. Notre ambition est naturellement à partager avec eux.

 
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