Les acteurs
du pôle
La Formation
APPORTS DES FORMATIONS POUR LE DEVELOPPEMENT DU POLE
Contexte et situation actuelle
1 - Le contexte régional
Le développement du Pôle de compétitivité des Microtechniques en
Franche-Comté repose, pour sa partie formation, sur la capacité
des établissements et structures de formation régionaux, à répondre
aux objectifs de développement et d’innovation des acteurs du secteur
des microtechniques en s’appuyant, d’une part, sur un éventail riche
et ciblé de formations qualifiantes ou diplômantes et en affirmant,
d’autre part, la volonté d’intégrer les besoins nouveaux des entreprises
partenaires du pôle.
LES PRINCIPAUX ACTEURS DE FORMATION SONT :
• les Lycées d’enseignement général et technologique (Lycée Jules
Haag, Besançon ; Lycée Edgar Faure, Morteau ; Lycée Victor Bérard,
Morez) qui proposent des Sections de Techniciens Supérieurs en adéquation
avec les besoins actuels d’entreprises franc-comtoises concernées
par le pôle de compétitivité, en particulier dans les domaines scientifiques
et technologiques,
• les diverses structures de formation de la branche professionnelle
(AFPI – Association de formation professionnelle de l’industrie
- et CFAI – Centre de formation d’apprentissage de l’industrie -
) et leurs partenaires (AFPA notamment),
• l’Université de Franche-Comté (UFC), université pluridisciplinaire
de plein exercice qui s’est investie entièrement et récemment dans
l’Espace Européen de l’Enseignement Supérieur. Son omni-disciplinarité
permet la mise en oeuvre convergente de compétences en sciences
et technologies avec, par exemple, la maîtrise de langues (présence
du CLA – centre de linguistique appliquée), l’ouverture à la gestion
et au droit européen des affaires (présence d’un IAE- institut d’administration
des entreprises), de contraintes environnementales ou l’application
aux biotechniques (présence d’une composante médicale et CHU),
• l’Ecole Nationale Supérieure de Mécanique et des Microtechniques
de Besançon (ENSMM), dont le profil de formation est centré autour
de l’ingénierie des systèmes et microsystèmes mécaniques et optoélectroniques
est la seule école d’ingénieurs française dans le domaine des microtechniques,
• l’Université de Technologie de Belfort-Montbéliard (UTBM) dont
une partie des activités de formation et de recherche recoupe les
objectifs du pôle.
Les établissements d’enseignement supérieurs se sont complètement
investis dans l’Espace Européen de l’Enseignement Supérieur dit
LMD (Licence, Master, Doctorat) et la modularisation des cursus
contribue largement à la mobilité, l’attractivité et la réactivité
des parcours de formations.
L’offre de formation actuelle est déjà large et variée, allant
de formations qualifiantes ciblées organisées en fonction de besoins
recensés précis, à des formations diplômantes courtes ou longues,
du baccalauréat professionnel au doctorat, par la voie de la formation
initiale, de la formation continue ou encore de la formation par
apprentissage.
Les principaux acteurs de formation combinent déjà leurs cultures
variées et finalités complémentaires pour offrir aux élèves, étudiants,
entreprises et collectivités des contenus et des diplômes adaptés
aux activités régionales. Les potentialités et la reconnaissance
nationale et internationale des actions de recherche et d’innovation
des laboratoires des établissements d’enseignement supérieur apportent
à la fois la caution scientifique et la valeur ajoutée aux filières
existantes ou projetées.
L’offre de formation proposée dans le périmètre du pôle peut donc
reposer sur des formations
- variées, complètes, modernes et en adéquation avec les objectifs
du pôle,
- offertes par la voie de la formation initiale, continue ou encore
par apprentissage,
- courtes ou longues (du brevet de technicien supérieur au doctorat),
- qualifiantes ou diplômantes, ciblées et organisées en fonction
de besoins recensés précis
Elle est étroitement associée au dynamisme technologique et économique
des entreprises concernées par le pôle des Microtechniques. Elle
dépend enfin de son identification avec des secteurs applicatifs
porteurs (automobile, aéronautique et espace, télécommunications,
biomédical, luxe...) et de la prise en compte et l’intégration des
grands enjeux sociétaux d’aujourd’hui et demain : santé, développement
durable, systèmes intelligents, temps...
2 - Les formations initiales
L’offre de formation en Franche-Comté, dans le domaine des techniciens
supérieurs, assistants ingénieurs, masters ou ingénieurs et docteurs
repose principalement sur les lycées d’enseignement général et technologique
(Lycée Jules Haag – Besançon, Edgar Faure - Morteau, Victor Bérard
- Morez) et les établissements d’enseignement supérieur (Université
de Franche-Comté, Ecole Nationale Supérieure de Mécanique et des
Microtechniques de Besançon, Université de Technologie de Belfort-Montbéliard),
ainsi que sur les structures de formation par apprentissage (CFAI
de Franche-Comté).
Bac – Bac +2
L’offre de formation initiale proposée par les lycées d’enseignement
général et technologique et l’apprentissage à ce niveau Bac Bac+2,
dans le périmètre du pôle de compétitivité des microtechniques,
comprend des baccalauréats professionnels (Mécanique, Microtechniques,
Electricité et Electronique, Instrumentation), des Baccalauréats
Technologiques (Sciences et Technologies Industrielles), et des
Brevets de Techniciens Supérieurs (Conception de Produits Industriels,
Microtechniques, Automatismes Industriels, Génie Optique-Option
photonique et optique instrumentale). Certains de ces BTS peuvent
être réalisés en formation par apprentissage. Par ailleurs les lycées
organisent à la demande du secteur industriel des formations courtes
ciblées, destinées à des techniciens ou techniciens supérieurs.

Bac + 2 – Bac + 3 – Bac + 4
L’offre de formation proposée par les établissements d’enseignement
supérieur (UFC, ENSMM, UTBM et l’apprentissage CFAI) comprend des
formations initiales diplômantes conduisant aux Diplômes Universitaires
de Technologie (Génie Mécanique et Productique, Génie Electrique
et Informatique Industrielle, Chimie, Mesures physiques, Maintenance
Industrielle) proposées par les IUT de Besançon-Vesoul et de Belfort-Montbéliard.
Au niveau L (licence), l’Université de Franche- Comté propose des
Licences dans plusieurs secteurs relatifs au périmètre du pôle (Licence
Mécanique et Ingénieries, licence Energétique et Fluidique, Licence
EEA, Licence Sciences et Ingénierie des Systèmes de Production -parcours
microtechniques, Licence Professionnelle Sciences de la Production
Industrielle et licence professionnelle Microtechnique et salle
blanche en cours d’habilitation). Au niveau Bac + 4 (Maîtrise),
l’UFC propose deux diplômes d’Ingénieur Maître en Génie mécanique
et productique et en Génie des Systèmes industriels.

Bac + 5 et Bac+8
Au niveau Master, les établissements d’enseignement supérieur franc-comtois
proposent plusieurs Masters Recherche ou Professionnel relevant
des secteurs concernés par le Pôle (Master Mécanique et Ingénierie,
Master Mécatronique, Master Electronique et Optique, Master Ingénierie
Fluidique et Thermique, Master Ingénierie et Systèmes, Master Génie
des Systèmes Industriels et Master Ingénierie et Environnement en
cours d’habilitation). L’ENSMM délivre le diplôme d’Ingénieur en
Mécanique et Microtechniques, l’Université de Franche-Comté délivre,
dans le cadre de l’ISIFC (Institut Supérieur d’Ingénieurs de Franche-Comté)
un diplôme d’ingénieur en Instrumentation et Techniques Biomédicales,
et l’UTBM délivre le diplôme d’ingénieur dans plusieurs spécialités
correspondant au périmètre du pôle de compétitivité. Ces diplômes
de Masters ou d’Ingénieurs sont délivrés par la voie de la formation
initiale ou par la voie de la formation continue. En ce qui concerne
l’Apprentissage, l’ENSMM délivre, en partenariat avec le CFAI de
Franche-Comté, un diplôme d’ingénieur ITII en Ingénierie des Systèmes
de Production Mécanique et Microtechnique par la voie de l’Apprentissage
et l’UFC possède plusieurs sections d’apprentissage dans le domaine
des Systèmes industriels.
Ces diplômes d’Ingénieurs Maîtres, de Masters ou d’Ingénieurs peuvent
être complétés par le DRT SPIM (Diplôme de Recherche Technologique
en Sciences pour l’Ingénieur et Microtechniques), permettant d’acquérir
une première expérience en recherche et développement technologique,
grâce à un stage long en entreprise ou centre de recherche public
ou privé (stage d’une année), et à des compléments de formation
grâce à des modules de Master ou des modules proposés par les Ecoles
Doctorales. Le DRT SPIM, accessible par apprentissage et cohabilité
entre l’UFC et l’ENSMM s’inscrit parfaitement dans le périmètre
du pôle de compétitivité.

Enfin, les établissements d’enseignement supérieur franc-comtois
préparent au Doctorat, dans le cadre de l’Ecole Doctorale Sciences
pour l’Ingénieur et Microtechniques (SPIM). Les doctorats, préparés,
soit au sein des laboratoires de recherche des établissements, soit
en partenariat entre laboratoires de recherche et entreprises dans
le cadre de conventions CIFRE par exemple, permettent la formation
d’experts de haut niveau dans les domaines de l’analyse, de la modélisation,
de la conception et ingénierie, dans bon nombre de secteurs du périmètre
du pôle de compétitivité des Microtechniques.
Bilan du potentiel et des flux de sortie en
Formation initiale
Les flux annuels actuels de l’ensemble du dispositif franc-comtois
sont estimés à 172 diplômés par an au niveau du baccalauréat technologique,
à 215 diplômés par an pour le niveau BTS-DUT, à 170 diplômés par
an pour le niveau licence et Ingénieur Maître, à 565 diplômés pour
le niveau Master ou Ingénieur, et à 30 diplômés pour le niveau Docteur.
Le flux annuel total de diplômés dans le domaine des microtechniques,
pour la région Franche-comté, est donc de 1152 élèves du niveau
bac au niveau doctorat.
Il apparaît donc un flux très conséquent de jeunes diplômés par
la formation initiale, aptes à renforcer le potentiel dans les tâches
d’exécution des entreprises du secteur (Baccalauréats technologiques),
dans les activités de maîtrise et encadrement (BTS, DUT, Licence
Professionnelle) et dans la conduite et gestion de projets d’ingénierie
et développement (ingénieurs et masters) et enfin dans les activités
associées à la recherche et à l’innovation (Docteurs). Ces jeunes
diplômés peuvent irriguer non seulement les entreprises franc-comtoises,
mais aussi des entreprises au niveau national, européen et international,
démontrant ainsi la capacité des structures de formation à fournir
des personnels et cadres compétents et aptes à l’innovation, dans
la plupart des secteurs couverts par le pôle de compétitivité des
microtechniques.

3 - Les formations continues
Dans le périmètre du pôle de compétitivité des Microtechniques,
une offre de formation continue variée et adaptée aux besoins des
entreprises est proposée, tant par les lycées que par les établissements
d’enseignement supérieur ainsi que l’AFPI et l’AFPA.
Pour ce qui concerne les lycées, l’offre de formation continue est
structurée dans le réseau des 10 GRETA de l’académie. Deux groupements,
à Morteau et à Besançon, permettent par leur action locale de déceler
ou de répondre aux besoins de formation continue des entreprises
du domaine des microtechniques.

Les formations concernent la CAO, la DAO, la productique et l’horlogerie
aux niveaux IV et V, ainsi que les microtechniques au niveau III.
Le mode d‘action peut être direct pour des formations courtes (40h)
et ponctuelles correspondant à une demande spécifique d’entreprise,
ou régional pour des formations plus lourdes (500h et plus) mobilisant
les fonds OPCA (Organismes paritaires collecteurs agréés) et correspondant
à une demande des professions représentées dans le pôle.
Certaines de ces formations, en horlogerie notamment, sont menées
dans le cadre de la coopération trans-frontalière avec la Suisse
(exemple : formation régleur en mouvement mécanique horloger). Ce
type de compétence est régulièrement mobilisé au Greta de Morteau.
Notons aussi l’offre de formation continue de la branche professionnelle
(AFPI et CFAI) et leurs partenaires (AFPA notamment) conduisant
aux Certificats de Qualifications Paritaires de la Métallurgie.
Niveau V
Conducteur : presse à découper et à emboutir, presse à injecter,
système de production automatisé Opérateur sur machine outil à commande
numérique
Régleur : machine de frappe à froid, tours automatiques
Polisseur en micromécanique
Soudeur Industriel
Opérateur galvanoplaste
Niveau IV
Technicien : frappe à froid, industrialisation et en amélioration
de production, atelier en installation automatisée, maintenance
de systèmes de production, qualité, usinage et productique industrielle
Niveau III
Coordonnateur de systèmes de management QSE
En complément de ces formations technologiques, des formations
à caractère plus transversal sont aussi réalisées par l’Ecole Supérieure
de Management Industriel (formations s’adressant à des responsables
de services et des dirigeants ou futurs dirigeants.
Pour ce qui concerne les établissements d’enseignement supérieur,
tous les diplômes de l’Université de Franche-Comté sont proposés
par la voie de la formation continue. L’ENSMM propose également
ses diplômes par la voie de la formation continue. Les effectifs
en formation continue correspondent à 51 stagiaires, représentant
au total 25 998 heures/stagiaires. L’ensemble des actions de formation
continue diplômante des établissements est répertorié Tableau 6.
Au delà de ces diplômes nationaux, proposés en formation initiale,
continue ou par alternance, les établissements d’enseignement supérieur
se sont dotés de structures (service de Valorisation et service
de Formation Continue à l’UFC, service des Relations Industrielles
de l’ENSMM) et dispositifs permettant d’offrir des formations qualifiantes
attestées par des Unités de Valeur, Certificats ou Diplômes d’Université,
proposés suite à une analyse des besoins des secteurs économiques
et industriels (DU « Innovation » accueillant des niveaux Bac +
2 à l’UTBM, DU « Qualité » à l’Université de Franche-Comté) et de
nombreuses formations qualifiantes ciblées sont proposées (stages
FORTEF et stages JESSICA à l’ENSMM, stages en Traitements de Surfaces
à l’UTBM, stages de Formation en Productique organisés par l’Institut
de Productique, valorisation des savoir-faire scientifiques par
tout module de formation sur demande à l’UFC). Tant sur Besançon
que sur Belfort-Montbéliard, de nombreuses Unités de Valeur, en
Sciences et Technologies ou encore Sciences Economiques, Financières
et de Management, sont proposées dans le périmètre couvert par les
entreprises du pôle de compétitivité. Au total, on peut estimer
qu’environ 6 000 heures/stagiaires sont délivrées dans ce cadre.
4 - Les formations par apprentissage
Dans le domaine de la formation par apprentissage, ce sont les Centres
de Formation par Apprentissage Académiques, les Sections d’Apprentissage
des établissements d’enseignement supérieur ainsi que les CFAI du
Nord et Sud Franche-Comté, qui organisent ces formations en partenariat
avec les entreprises et le Conseil Régional.
Au niveau Bac et Bac + 2, on note un Bac Professionnel Microtechniques
et 7 Brevets de Technicien Supérieur relevant du périmètre du pôle
des Microtechniques. Une licence Professionnelle en Traitements
de Surfaces et Gestion de l’Environnement est délivrée par la voie
de la formation par apprentissage.
Au niveau ingénieur et master, le diplôme d’Ingénieur (ENSMM) en
Ingénierie des Systèmes de Production Mécanique et Microtechniques,
les spécialités de Master (UFC) en Génie des Systèmes Industriels,
en Ingénierie Systèmes, en Ingénierie et Environnement et le DRT
SPIM (UFC, ENSMM) sont ouverts par Apprentissage.
Au total, 182 élèves ou étudiants sont formés par apprentissage
chaque année.

5 - La mise en adéquation entre les besoins
des entreprises et les formations proposées
Au niveau des lycées et des CFA académiques, la programmation de
l’offre de formation est élaborée conjointement entre le Conseil
Régional et le Rectorat d’Académie, et s’appuie sur des travaux
du CEREQ.
Le Schéma Prévisionnel des Formations (2002 – 2007 Conseil Régional
de Franche Comté, PRDF) fait apparaître l’évolution qualitative,
dans les dernières années, des formations en microtechniques du
niveau V vers le niveau III, pour une meilleure maîtrise des outils
informatisés de conception, méthode et fabrication.
Toutefois, la capacité à mettre en oeuvre des productions mécaniques
reste un atout fort d’insertion de la micromécanique franc-comtoise
(par exemple de l’horlogerie et de la production de luxe où les
procédés de production restent adaptés à la petite série). La mise
en place du Bac Pro Microtechniques trouve immédiatement, à sa création
en 2004, un écho favorable avec un taux d’insertion élevé des premiers
diplômés, répondant à l’attente exprimée. Le besoin d’adaptation
des entreprises à des produits plus éphémères et des fonctions plus
complexes passe par une élévation du niveau des techniciens et une
diversification de leurs outils de décision.
La plate-forme technologique « Prototypage, microtechniques » s’appuie
sur le nouveau BTS CIM pour accompagner, dans les entreprises, l’acquisition
et la mise en oeuvre de certaines de ces technologies et compétences
nouvelles (prototypage rapide, outillage rapide).
Les liens avec les partenaires locaux du développement technologique
(Institut de Productique, Cetehor, Cetim, CTMN, UFC, ENSMM) permettent
de faire bénéficier les formateurs des lycées de leurs actions.
Au niveau des établissements d’enseignement supérieur, les besoins
en matière de formation initiale ou continue des entreprises du
périmètre du pôle de compétitivité des Microtechniques sont actuellement
exprimés par les groupements professionnels émanant par exemple
des contrats de progrès (contrat de progrès plasturgie, contrat
de progrès découpage), par les regroupements professionnels et centres
techniques (ALUTEC pour les industriels de la lunetterie, CETEHOR
pour les industries de l’horlogerie et bijouterie) et par les organismes
patronaux comme l’UIMM (Union des Industries Mécaniques et Microtechniques).
Au niveau Recherche et Développement, les besoins en termes de formation
sont exprimés via les Pôles de Transfert du Contrat de Plan Etat
Région (Pôle Productique, Pôle Traitements de Surfaces, Pôle Microtechniques).
Les formations existantes ou projetées dans le cadre du pôle des
Microtechniques utiliseront la pluridisciplinarité et les complémentarités
entre les Etablissements afin de faire profiter les entreprises
attachées au pôle de compétences des autres composantes universitaires,
en particulier l’IAE (Institut d’Administration des Entreprises)
en ce qui concerne le droit international et le marketing et le
CLA (Centre de linguistique appliquée) en ce qui concerne l’international.
Pour ce qui est des compétences en dehors du secteur des Sciences
pour l’Ingénieur, les ressources du secteur Environnement–Santé
des l’UFC, pourront être utilisées pour ce qui touche aux contraintes
environnementales, de sécurité et de société.
6 - Une force majeure : les liens entre formation
et recherche
Les formations de type Master (Tableau 3) s’appuient largement sur
les structures de recherche franc-comtoises, ainsi les Masters Mécanique
et Ingénierie, Electronique et Optique et Ingénierie Fluidique et
Thermique reposent en grande partie sur les compétences des enseignants-chercheurs
et chercheurs de l’Institut FEMTO-ST. De même, le Master Mécatronique
repose largement sur les compétences des personnels du Laboratoire
d’Automatique de Besançon. De façon similaire, les options de 3ème
année des formations d’ingénieurs de l’ENSMM et de l’ISIFC reposent
également largement sur les équipes et laboratoires de recherche
(Institut FEMTO-ST, Laboratoire d’Automatique, Laboratoire de Microanalyse
des Surfaces, Institut Fédératif de Recherche en Ingénierie, Biologie
Cellulaire et Tissulaire - IFR IBCT - de l’UFC). La formation doctorale
Sciences Physiques pour l’Ingénieur et Microtechniques (SPIM), repose
quant à elle complètement sur les enseignants-chercheurs des laboratoires
(Institut FEMTO-ST, Laboratoire d’Automatique de Besançon, Laboratoire
de Microanalyse des surfaces, Laboratoires du secteur Sciences pour
l’Ingénieur de l’ UFC et de l’ENSMM). Les liens forts avec les laboratoires
permettent aux formations de bénéficier directement des avancées
scientifiques ou technologiques récentes. De façon parallèle, les
stages de recherche et développement qu’effectuent les étudiants
en Master, les élèves ingénieurs et les étudiants-apprentis de DRT
contribuent à resserrer les liens formation-recherche-entreprise.
En effet, les élèves ingénieurs par exemple, effectuent au sein
ou en relation avec les entreprises, des travaux de recherche et
développement, ou ingénierie, impliquant largement les compétences
et savoir-faire des personnels des laboratoires. Cette implication
est poussée à l’extrême avec les doctorants en contrat CIFRE ou
les apprentis de DRT, qui sont salariés dans l’entreprise. Les liens
entre formations et structures de recherche sont résumés: Tableau
5.

7 - L’Insertion régionale des diplômés
Le flux actuel de diplômés correspond donc largement aux besoins
des entreprises régionales concernées par le domaine des microtechniques.
Cependant, on doit noter qu’au niveau Techniciens Supérieurs, un
flux important de diplômés se dirige vers la Suisse voisine, qu’au
niveau Maîtrise ou Ingénieur Maître, le taux d’employabilité régionale
est d’environ 40%. Quant aux niveaux supérieurs, les valeurs sont
dans la moyenne nationale avec un taux d’employabilité régionale
de 15% au niveau ingénieur, et 7 à 10% au niveau Docteur.
En résumé, les structures et les offres de formations régionales
sont importantes et diversifiées, l’attractivité de ces structures
est importante et reconnue au niveau national, transfrontalier,
et internationale, en fonction du type de diplômes (pour les formations
d’ingénieurs, 85 à 90% des élèves sont non franc-comtois). Pour
tirer parti au mieux de cette ressource, il convient sans doute
de définir et mettre en oeuvre, dans le cadre du pôle, des dispositifs
facilitant l’insertion dans les entreprises des techniciens supérieurs,
ingénieurs et cadres scientifiques hautement qualifiés. Un des objectifs
de la mise en place du pôle consiste à favoriser l’insertion régionale
des diplômés, de façon à élever le potentiel technologique, le potentiel
d’encadrement et la dimension management et innovation, dans les
entreprises concernées par le pôle. Un autre objectif est l’exportation,
au delà de la Franche-Comté et plus généralement de la France, des
compétences en formation des établissements, dans les domaines touchant
au sens large aux microtechniques.
La reconnaissance, au niveau européen et international, des capacités
et compétences pour la formation autour des microtechniques constituant
un des aspects de la compétitivité régionale.
8 – L’articulation formation-emploi par la
VAE
La Validation des Acquis de l’Expérience (VAE), instaurée par la
loi du 17 janvier 2002, est déjà largement mise en pratique au sein
des structures franc-comtoises, et on peut citer plus particulièrement
le Dispositif Académique de Validation des Acquis (DAVA) du Rectorat
ainsi que l’Université de Franche-Comté. L’un comme l’autre ont
participé à des opérations « pilote » pour cette mise en place.
Au-delà du rôle social joué par ce dispositif dans la reconnaissance
de la capacité formatrice de l’activité professionnelle, celui-ci
est un véritable vecteur de cohésion dans la relation emploi/formation.
En effet, l’obligation de redéfinir les référentiels de formation
en référentiels de certification permet de mieux intégrer la dimension
de l’emploi dans les parcours de formation proposés. Le « projet
AVENIR » mené par l’Université de Franche-Comté en liaison avec
l’Université de Bourgogne, et soutenu par le FSE a permis de démontrer
ce lien, et d’en induire les conséquences dans la construction de
la nouvelle offre de formation de l’université, lors de la mise
en place du LMD.
Dans le secteur des Microtechniques, la grande transversalité
des compétences nécessaires accentue ce lien, et contribuera ainsi
à l’émergence des nouvelles qualifications. Il y aura là un indicateur
permettant de cibler des nouveaux besoins en formation. Par ailleurs,
cette transversalité -déjà exploitée dans certaines formations initiales
(filière bio-médicale de l’ISIFC par exemple)- sera importante dans
les aspects de prescription lors de VAE « partielles ».
9 - Constatations et propositions
9-1. L’offre de formation dans le périmètre
du pôle est avérée et couvre bien les besoins scientifiques et technologiques
à tous les niveaux, mais le potentiel formé ne correspond pas aux
capacités de recrutement des entreprises.
La disproportion entre les flux au niveau Bac et Bac+2, plus faibles
que les flux au niveau Bac+5 (ingénieur et master) conduit à une
offre sans doute sous-utilisée au niveau régional à cause de la
difficulté d’absorption de l’offre par un tissu industriel très
lié à la sous-traitance, et par manque de coordination entre centres
de formation et entreprises. Il s’avère néanmoins que les étudiants
formés au niveau ingénieur et master s’insèrent bien dans les entreprises
nationales et internationales, contribuant ainsi à la valorisation
du potentiel de formation franc-comtois.
Les constations de cette analyse conduisent à envisager la mise
en oeuvre des actions suivantes :
• nécessité d’accroître la lisibilité et l’accessibilité des offres
de formation;
• nécessité d’un dispositif de rencontre et d’échange permettant
l’expression des besoins et des offres et leur mise en adéquation,
dans une vision entrepreneuriale et d’innovation;
• prise de conscience par les entreprises de la nécessité de renforcer
leur capital de compétence pour l’ingénierie, l’innovation et le
marketing dans les secteurs innovants.
9-2. L’offre de formation ne prend
pas suffisamment en compte les besoins dans les domaines non technologiques
(marketing, management des technologies, management de l’innovation,
formation des dirigeants…).
Il paraît donc nécessaire de soutenir les actions suivantes :
• proposition de formations courtes spécifiques pour les dirigeants
et cadres des entreprises;
• accompagnement des dirigeants d’entreprise du secteur des microtechniques
pour aider à la mutualisation du tissu industriel franc-comtois
vers l’ingénierie et l’innovation.
9-3. Des capacités importantes en recherche
scientifique et technologique, mais des champs non couverts et des
manques concernant la conception des produits innovants, et le management
et la gestion des technologies innovantes.
9-4. Sans doute aussi une insuffisante
articulation de l’ensemble des structures de formation, ce qui devrait
conduire à concevoir et gérer une véritable filière complète (du
niveau V au diplôme d’ingénieur) pour le domaine des microtechniques.
Une telle filière clairement identifiée faciliterait la communication
entre les divers acteurs serait un facteur certain de communication,
elle permettrait une meilleure adéquation emploi/formation et renforcerait
l’attractivité auprès des microtechniques auprès des. jeunes
9-5. Un manque global de visibilité
des offres de formation et un déficit d’actions de communications
auprès des jeunes, pénalisant le recrutement d’éléments motivés
pour le développement des entreprises du périmètre du pôle.
Un projet global de développement des compétences et de création
d’offres de formations spécifiques dans la perspective du Pôle des
Microtechniques est proposé en réponse à ces diverses attentes (voir
partie du dossier consacrée aux projets).
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