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     Les acteurs du pôle
   L'Industrie

  1. Les microtechniques en Franche Comté : une réalité historique et une volonté structurée
    1.1 L'un des trois pôles microtechniques français
    1.2 Radiographie du tissu microtechnique
      1.1.1 La Franche-Comté : région industrielle, terreau de la microtechnique
      1.1.2 Les chiffres des microtechniques en Franche-Comté
      1.1.3 La géographie comtoise des microtechniques
    1.2 Radiographie du tissu microtechnique
      1.2.1 Historique de la structuration
      1.2.2 Structuration actuelle : une organisation de pôle retrouvée
      1.2.3 Les mutations en cours de la filière
      1.2.4 Un secteur fortement lié aux grands groupes internationaux
    1.3 Le soutien au développement
      1.3.1 L’incubateur de Franche-Comté : résultats encourageants
      1.3.2 Dès 2005 : Temis Innovation - la maison des microtechniques
      1.3.3 Le Pixel
      1.3.4 La Pépinière
      1.3.5 Les structures d’appui à la création et au développement
       
  2 Marché : Un marché très diversifié
    2.1 Industrie du luxe et horlogerie : réagir ou décliner encore
    2.2 Biomédical : un marché complexe et prometteur
    2.3 Automobile : la croissance pour les composants microtechniques
    2.4 Informatique et télécommunications : un marché en très forte croissance
    2.5 Aéronautique : un marché en forte croissance notamment au niveau national
    2.6. La lunetterie, une stratégie tournée vers le haut de gamme
    2.7 Le marché mondial des microtechniques : une croissance et un potentiel favorables à la Franche-Comté
       
  3 Actions de coopération industrielle
    3.1 MICRONORA, association d’industriels pour la promotion des microtechniques
      3.1.1 Un outil de promotion unique : un salon professionnel consacré aux microtechniques
      3.1.2 Un label international et une notoriété grandissante
      3.1.3 Un relais d’informations avec une revue trimestrielle
      3.1.4 Un leitmotiv pour l’association : la synergie
    3.2 Les contrats de Progrès : unique et originaux
       
  4 Menaces – Opportunités
    4.1 La concurrence internationale bénéficie de coûts de main d’oeuvre intéressants
    4.2 La pression des acheteurs pour réduire les coûts
    4.3 L’importance de la notoriété des pôles auprès des acheteurs professionnels
    4.4 L’émergence de la fourniture globale
    4.5 La valeur ajoutée par les outillages et les croisements de technologies de micro fabrication
    4.6 Le vieillissement de la population comtoise des chefs d’entreprises
    4.7 Le développement des salles blanches et des technologies nouvelles associées
 
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Le pôle microtechnique de Franche-Comté a pris naissance sur le tissu des industries horlogères et lunetières, très prospère sur l’Arc Jurassien jusqu’en 1970. Après la crise, les industries ont diversifié leurs savoir-faire pour se placer sur tous les marchés de la précision et de la micromécanique.
Le pôle est ainsi constitué de PME très compétentes sur toutes les questions liées aux matériaux et à la fabrication du très petit. Décidemment terre de concentration, la Franche- Comté est la région qui réunit la plus forte densité d’entreprises microtechniques en France.
Une passion du très petit et du très minutieux qui ne demande aujourd’hui qu’à changer d’échelle.

1. Les microtechniques en Franche Comté : une réalité historique et une volonté structurée
Définition préalable : Les microtechniques concerne tous les produits et composants de petites dimensions : de quelques dizaines de centimètres au nanomètre (principalement entre quelques centimètres et quelques microns) utilisant de faibles énergies : de quelques watt à quelques microwatt. Pour ces réalisations, le secteur s’appuie notamment sur une maîtrise de la grande précision.
Le mot microtechnique est apparu après les années 70 de la crise horlogère, quand les entreprises ont engagé la promotion de leurs savoir-faire horlogers sur d’autres marchés : équipement électrique, aéronautique, automobile, biomédical,…
En France, cette activité spécifique est présente de deux façons : proposée sur les marchés de sous-traitance et de prestations de services, ou intégrée dans de grandes entreprises (on parle alors de départements microtechniques ou microsystèmes).

 
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1.1 L'un des trois pôles microtechniques français
Du fait de l’absence de code NAF spécifique, il reste difficile de quantifier ce secteur au niveau national. Une étude de l’IRADES en 1994 omettait d’ailleurs le code 285 D (mécanique générale) alors que 23 % des entreprises sous-traitantes en microtechniques dans le Doubs l’utilisent.
On recense 1800 entreprises françaises en microtechnique révélant trois pôles principaux
400 en Région parisienne,
350 en Franche-Comté,
et 300 en Rhône-Alpes.
Ces entreprises représentent 0,9% des entreprises industrielles françaises
Une étude croisée des fréquentations au salon de la sous-traitance Midest, au salon des microtechniques Micronora (étude CNRS théma) et des rencontres industrielles Micronove (analyse ADED) et Eurosatory confirme trois zones de compétences : la Région Parisienne, la Franche-Comté et Rhône Alpes.
Cependant la Franche-Comté présente la plus forte concentration géographique (notamment 220 entreprises sur la communauté d’agglomération de Besançon) tout en disposant de la plus large représentation des métiers. Rhône Alpes est plus spécialisée en décolletage, plasturgie et compétences utiles à la microélectronique. La Région Parisienne présente une dominante pour l’usinage et l’assemblage avec une dispersion géographique et professionnelle forte.

 
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1.1.1 La Franche-Comté : région industrielle, terreau de la microtechnique
La Franche-Comté est la région la plus industrialisée de France
Les chiffres de l’industrie en Franche-Comté :
1/3 de son PIB provient de l’industrie (1/5 pour la France métropolitaine) (Insee 2003) soit 24, 7 milliards d’euros en 2002
6 315 entreprises
120 300 salariés
Des industries où la microtechnique se développe bien L’industrie régionale est marquée par deux activités dominantes : l’automobile et le travail des métaux, avec un savoir-faire spécifique en microtechniques dans le découpage emboutissage, le traitement de surface, l’usinage et la plasturgie.
En 2003, 47,6% du total des exportations comtoises concernait l’automobile. Les biens d’équipements (mécaniques, électriques dont les équipements d’Alstom et de GE à Belfort) représentaient 22,3% des exportations alors que les biens intermédiaires (englobant le travail des métaux, les produits plastiques et divers composants) intervenaient pour 18,3 %. (DRCE 2004)

 
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1.1.2 Les chiffres des microtechniques en Franche-Comté :
Chiffre d’affaires HT : 1,36 milliard d’euros
350 entreprises
11 000 salariés
Depuis 5 ans, cette situation est globalement stable en termes d’effectifs au-delà de l’embellie de 2000 et de l’emballement du marché des télécommunications qui avait causé des chutes de commandes de plus de 15% dés 2001. En effet, les entreprises réalisent leurs chiffres d’affaires sur 3 à 5 secteurs industriels en moyenne ce qui réduit les baisses vécues dans l’armement et la téléphonie notamment. 1/3 des entreprises indiquent qu’elles exportent avec une moyenne de 40 % de leur CA. (ADED 2004)

 
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1.1.3 La géographie comtoise des microtechniques

 
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1.2 Radiographie du tissu microtechnique

1.2.1 Historique de la structuration
L’organisation en filière existait avant les années 1970 pour les produits horlogers et lunettiers Peu à peu, la concurrence asiatique a démantelé la filière et poussé les entreprises comtoises à se spécialiser dans la sous-traitance de luxe horloger pour la Suisse. ce mouvement a progressivement sapé les marques horlogères françaises et concentré les lunettiers sur des produits et accessoires haut de gamme.

La filière montre de 1820 à 1970
Dédiée à un seul marché, l’organisation retenue pour la fabrication horlogère répartissait la production sur un ensemble de techniques spécifiques à chaque pièce et à chaque opération. La réalisation d’un produit final connu du public a permis de mettre en évidence sur plus d’un siècle et demi une industrie pourtant riche de techniques et d’entreprises très variées.

 

La diversification microtechnique (1975 – 1995)
Pour assurer leur survie les entreprises de la filière horlogère ont recherché de nouveaux marchés susceptibles de bénéficier des techniques de miniaturisation et de précision. Une sélection naturelle s’est opérée entre les compétences pouvant s’intégrer sur ces nouveaux marchés et les autres. L’organisation en filière s’est donc estompée.

 

La recherche individuelle d’un nouveau souffle
Pendant cette période de diversification, les entreprises du territoire ont fortement réduit leurs relations entre elles excepté vis-à-vis des outilleurs. La stratégie d’une filière pour un marché a cédé le pas à un ensemble de stratégies distinctes propres à des techniques et des marchés.

 
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1.2.2 Structuration actuelle : une organisation de pôle retrouvée
Depuis quelques années la collectivité des entreprises comtoises organise plus clairement son pôle de compétences microtechniques. La représentation croisée ci-dessous, en plaçant les techniques par colonnes et les marchés par lignes, illustre la situation actuelle. Les actions collectives sont dirigées soit pour conquérir des marchés soit pour organiser le développement de techniques.

 

QUATRE TYPES D’ENTREPRISES EXISTENT ACTUELLEMENT :

• Type 1 : Les entreprises de production de taille critique internationale (10% des entreprises, 45% de la main d’oeuvre) sont dotées en Franche-Comté de compétences marketing, recherche, développement et production. Elles sont sur les marchés internationaux, disposent de filiales capables d’assurer les productions à faible marge et sont en liaison avec la recherche et la formation locale.

• Type 2 : Les entreprises de production de petite taille (70% des entreprises, 45% de la main d’oeuvre, moins de 50 personnes) opèrent sur des niches de marché souvent nationales. Elles concentrent leur savoir-faire sur quelques personnes et entrent peu en relation avec la recherche locale. Elles emploient peu ou pas d’ingénieurs et portent leurs efforts sur la qualité, la productivité et progressivement la commercialisation.

• Type 3 : Les entreprises d’outillages et de matières premières (15% des entreprises, 5% de la main d’oeuvre) dépendent très fortement de la santé économique des deux populations précédentes. Leur savoir-faire précieux fait l’objet de l’attention d’acheteurs extérieurs à la région, français, suisses et étrangers en général. Ces entreprises introduisent les innovations de production (machines multiaxes, électroérosion, usinage de matériaux durs, feuillards complexes…). En dessous de 10 personnes, ces entreprises restent cependant fragiles.

• Type 4 : Les entreprises d’ingénierie et de réalisation de produits innovants (5% des entreprises, 5% de la main d’oeuvre, moins de 75 personnes) opèrent sur des niches internationales. Elles sont dotées d’ingénieurs et de docteurs qualifiées et se lient plus facilement à la recherche et la formation locales. Elles s’appuient notablement sur les entreprises de production de petite taille et d’outillages présentes ; leur implantation en Franche-Comté est motivée par la présence de tous ces métiers microtechniques.

Ces quatre types d’entreprises travaillent en lien étroit les unes avec les autres. Le Pôle vit ainsi une forte dynamique interne, indispensable à la prise des grands marchés.

 

On compte en moyenne 31,5 personnes par entreprise. Seulement 5 % des entreprises ont plus de 100 personnes alors que 63 % des entreprises comptent moins de 20 personnes (1/3 de 11 à 20 et 2/3 moins de 10). (ADED 2004)

On notera que les acteurs qui se sont saisis les premiers du projet de pôle de compétitivité sont les entreprises du quatrième type. Elles ont rapidement obtenu l’adhésion des entreprises de taille internationale. De plus, les entreprises d’ingénierie et de réalisation de produits innovants sont pleinement conscientes que l’avenir du pôle est intimement lié à la coexistence et au développement des quatre types d’entreprises.

 
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1.2.3 Les mutations en cours de la filière
Nouvelles matières, nouveaux métiers La tendance est à la réduction du travail sur les métaux : refendage des tôles minces, réalisation des outillages, découpage emboutissage. On leur préfère d’autres techniques comme l’injection plastique : outillage/découpage/surmoulage/assemblage (AMTE, CRYLA) ou usinage/traitements de surface/polissage (Surfaces Synergie) par exemple. Les clients cherchent actuellement à constituer des mini groupes d’entreprises proposant une prestation complète associant ces techniques.

Toujours plus petits et plus intelligent
Les nouveaux marchés sont très demandeurs d’ensembles toujours plus réduits et plus complets Fabi à Morteau, leader en poignées de portes pour automobile intègre dans ses composants des capteurs, des contacts électriques, de même que CML Innovative Technologies ou Worldplas en ce qui concerne les fonctions d’éclairage dans les véhicules notamment les plafonniers. Les sociétés d’ingénierie sont également mises à contribution pour réduire la taille des capteurs, intégrer des fonctions micromécaniques et électroniques associées et protégées.

 
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1.2.4 Un secteur fortement lié aux grands groupes internationaux
Les entreprises comtoises dépendent des grands groupes non par le capital mais par le chiffre d’affaires.

La concentration des compétence et la qualité : autant d’atouts de compétitivité Pour de nombreux clients, internationaux et prestigieux, les compétences microtechniques franc-comtoises ont une importance stratégique. Citons Philips, ST Microelectronics, Tyco, Infineon, Valeo, Siemens, Alcatel, Thomson, Schneider, Bosch, Johnson controls, Framatome, l’Oréal, Gemplus. La production comtoise reste compétitive mondialement par sa qualité et son prix. Le coût du transport n’est pas dominant vu taille des pièces livrées. Par contre, le principe de production collective est très apprécié par les clients qui gagnent ainsi sur les coûts.

La qualité et la fiabilité deviennent alors déterminantes dans les décisions d’achat. On peut regretter que cette notion de qualité soit placée après le prix pour certains acheteurs moins techniciens : il faut alors attendre plusieurs expériences malencontreuses du client avant de le revoir.

De nombreuses dépendances aux marchés
Les dépendances aux marchés existent mais sur des entreprises dont les tailles critiques ne dépassent pas 500 personnes (ce qui est globalement la même chose pour des concurrents mondiaux asiatiques, suisses ou américains). Exemples :
• 90 % des micro moteurs d’aiguilles de tableaux de bord pour automobiles diffusés dans le monde sont conçus en Franche-comté,
• les outils nécessaires aux fabrications mondiales des cartes à puces, les leadframes mondiaux (supports des transistors de puissance) sont réalisés et diffusés depuis la Franche-Comté,
• de nombreux connecteurs utilisés en téléphonie et en automobile, les terminaux mondiaux de monétique de parking, de monétique sans contact pour les autobus, de monétique des billets d’avion sont réalisés en Franche-Comté.

 
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1.3 Le soutien au développement

Inscrit dans les gènes historiques de la région, le Pôle des microtechniques est fortement soutenu par tous les acteurs économiques et politiques de Franche-Comté. Il a su ainsi se créer les conditions de sa propre réussite, notamment via l’aide aux jeunes entreprises innovantes, à la recherche, à la formation de main d’oeuvre qualifiée et de futurs cadres…

 
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1.3.1 L’incubateur de Franche-Comté : résultats encourageants.
Créé le 7 mars 2000.
Budget : 1266 Ke sur trois ans dont 42% provenant du Ministère Délégué à la recherche et aux nouvelles technologies et 58% du Conseil régional.

Etabli sur trois sites, l’Incubateur est spécialisé en microtechniques sur Besançon, en multimédia sur Montbéliard et en transport terrestre sur Belfort. 17 projets ont été portés par cette structure qui a permis la création de 9 entreprises dont 3 en microtechniques Photline (sept 2000), Nanobiogene (oct 2000), et Silmach (dec 2003). 3 autres entreprises créées sont concernées par ce secteur : Leirios (mai 2003) pour les validations de logiciels pour systèmes embarqués, X Nov (mars 2003) pour les prothèses, et O de Sim (août 2002) pour les outils de simulation.

Pour confirmer ces résultats encourageants, l’Incubateur sera renforcé en 2005 et bénéficiera d’infrastructures nouvelles (dont 9 bureaux à disposition des projets) pour son site microtechniques : il sera installé au sein de la Maison des microtechniques (également baptisée Temis Innovation) sur la technopôle Temis (technopôle microtechnique et scientifique à Besançon).

 
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1.3.2 Dès 2005 : Temis Innovation - la maison des microtechniques
Le projet « Temis Innovation - Maison des microtechniques » livré en juin 2005 aura une double vocation :
• La valorisation de la recherche par la création d’entreprises innovantes l
• Le développement d’une offre immobilière

L’investissement
8,1 millions d’euros y compris les dépenses d’équipement de la partie université-industrie. L’immobilier représente 6,7 millions d’euros dont 2,9 financés par la Communauté d’Agglomération du Grand Besançon, 1,7 par le département du Doubs, 1,5 par l’Etat (FNADT et Contrat de Plan), 0,5 de la Région et 0,07 de l’Université de Franche-Comté.

4200 m2 seront réservés à l’accueil des entreprises et 2300 m2 dédiés à la recherche et aux services communs. 700 m2 de locaux seront proposés en pépinière et 2000 m2 en hôtel d’entreprises.

Ce bâtiment qui hébergera le Service de valorisation de la recherche et le Service d’activités industrielles et commerciales disposera d’une salle blanche de 350 m2 et d’un centre de nouvelles technologies d’usinage.

 
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1.3.3 Le Pixel

A proximité l’opérateur immobilier SEDD construira en 2005 un bâtiment de 2x500 m2 destiné au locatif pour les entreprises microtechniques et l’opérateur immobilier Vector réalisera de même un bâtiment Le Pixel dont 660 m2 seront destinés à la location principalement pour des entreprises microtechniques.

 
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1.3.4 La Pépinière
La Communauté d’Agglomération du Grand Besançon dispose actuellement d’une pépinière de 3500 m2 (dont les 2/3 sont à vocation industrielle) encadrée par l’opérateur La Boutique de Gestion et organise le rachat d’un bâtiment (ex SM2E) de 5500 m2 en zone franche urbaine pour le proposer en location à des entreprises microtechniciennes.

 
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1.3.5 Les structures d’appui à la création et au développement
L’appui aux projets innovants, au-delà des prestations réalisées par l’Incubateur et la Boutique de Gestion, est assuré par plusieurs interventions notamment :
• le renforcement des fonds propres avec les prêts d’honneurs du Conseil général du Doubs et les interventions de Capital Investissement Franche Comté, filiale de Siparex
• l’aide à l’investissement en matériel : le FDPMI
• l’aide à l’immobilier d’entreprise : le FDDE et l’appui régional à l’immobilier pour le crédit-bail
• l’aide à l’aménagement de terrains : le FDAVE l la PAT, prime d’aménagement du territoire pour certaines zones l
• des exonérations fiscales et de charges sociales en fonction de la localisation

Les banques, notamment la Banque Populaire et le Crédit Agricole, concourent à l’amplification des aides en travaillant en étroite coopération avec les experts financiers des agences de développement, en particulier celle du Doubs, l’ADED. Ces différents organismes interviennent toujours pour les créations, les reprises et les développements d’entreprises en microtechniques.

 
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2 Marché : Un marché très diversifié

L’évaluation concrète du marché est difficile à réaliser. Nous n’avons trouvé aucune étude en ce qui concerne les composants métalliques (connecteurs, contacteurs, fixations) qui sont pourtant utilisés dans de très nombreux équipements (véhicules de tous types, matériels électriques et électroniques, équipements scientifiques).

Il semble plus aisé d’analyser les marchés en émergence tels que celui des MEMS ou celui du biomédical. Le projet de pôle souhaite enrichir sa connaissance en missionnant pour l’avenir l’Agence d’Intelligence Economique de Franche-Comté (AIEFC).

Une analyse réalisée par l’ADED portant sur 145 des 350 entreprises microtechniques de Franche- Comté permet cependant d’évaluer les grands marchés.. (nota : cette analyse statistique ne comprend pas la situation des lunetiers de Franche-Comté).

Il a été retenu pour le document le principe d’analyse par l’Agence d’Intelligence Economique de Franche-Comté (AIEFC) de ces marchés dominants y compris la lunetterie en notant que le cabinet Yole avait réalisé une étude spécifique pour le marché du biomédical.

 
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2.1 Industrie du luxe et horlogerie : réagir ou décliner encore
Le marché mondial de 30 milliards d’euros se décompose à part égale entre horlogerie (50%) et bijouterie-joaillerie-orfèvrerie BJO (50%). En France il est de 5,1 milliards d’euros et en déclin de 3 à 4 % par an depuis 2001.

En 8 ans la France a perdu 30 % de ses effectifs sur les deux domaines :
Horlogerie en 2003 : 120 fabricants (75 en Franche Comté) pour 5000 personnes (3300 en FC)
BJO en 2003 : 3600 fabricants (30 fabricants en FC) pour 12 700 personnes (520 en FC)

Evolution des effectifs sur les dernières années

Effectif en France

HORLOGERIE
La France est marginalisée avec une part à l’exportation mondiale de montres de 2,3 % contre 57,5 % pour la Suisse et 30% pour Hong Kong. Ses exportations sont notables en Europe (23%), en Suisse (20%) et au Japon (15%) mais elles accèdent peu aux deux gros marchés Etats-Unis et Hong Kong qui pèsent ensemble 1,25 fois l’Europe.

Pour les exportations de mouvements et composants horlogers, Hong Kong (38%), le Japon (32%) et la Suisse (17%) se partagent le marché devant la France 4ème avec 5,7% (134 MÛ). La France est d’ailleurs très dépendante de la Suisse qui absorbe 67% de ses exportations.

Répartition des parts de marchés par pays : montres et composants

 

BIJOUTERIE – JOAILLERIE
L’Italie, la Suisse et Hong Kong dominent avec 74% d’un marché d’exportations de 9,9 milliards d’euros contre 6,5 % pour la France. Les marchés les plus remarquables sont le marché intérieur chinois qui pèse 10 milliards d’euros avec une croissance annuelle de 10% et le marché du bijou fantaisie où la France est 2ème exportateur mondial (15%, 170 MÛ) derrière Hong Kong (49%, 537 MÛ).

Répartition des parts de marchés par pays : bijoux et bijoux fantaisie

PERSPECTIVES ET STRATÉGIE
En résumé, la Franche-Comté devrait profiter de sa notoriété sur le marché japonais pour booster ses ventes en Asie, viser davantage le marché américain, et réduire sa dépendance vis-à-vis de la Suisse en proposant ses mouvements et ses composants comme le fait la Suisse à Hong Kong pour ce qui concerne les produits de luxe. Sans une réaction volontaire, les tendances continueront à peser négativement sur ce secteur qui représentait autant que la Suisse avant 1970.

 
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2.2 Biomédical : un marché complexe et prometteur
Cette industrie comporte trois secteurs : la pharmacie, les diagnostics in vitro et les dispositifs médicaux qui utilisent tous de l’instrumentation médicale.

La microélectronique au coeur de l’instrumentation médicale
Les deux tableaux ci-dessous témoignent de l’explosion des MEMS (Micro Electronic Mechanical Systems conçus en utilisant les technologies de la microélectronique) dans l’instrumentation médicale mondiale en 2000 et 2005, Le marché, estimé à 14 milliards d’euros comprend l’intégration microtechnique du composant silicium dans son environnement, ce qui représente en général 50% du coût de production. Un fort potentiel pour la micromécanique comtoise.

Les parts de marché
Concernant les dispositifs médicaux, le marché mondial est estimé à 158 milliards d’euros dont 37% aux USA, 15% au Japon et 26% en Europe soit 41 milliards d’euros. (Source Eucomed 2000) Le marché mondial des diagnostics in vitro est estimé à 14 milliards d’euros dont 2,5 en MEMS.(source AdvaMed)

La France dans la course
Les domaines d’excellence français sont selon cette même étude :
• l’instrumentation médicale et de chirurgie 37%
• le matériel à usage unique et consommable (en croissance) 24%
• l’électronique médicale 15%
• l’imagerie 10%
• les prothèses et le matériel orthopédique 8%

Perspectives et Stratégie
La Franche-Comté est encore faiblement présente sur ce marché très demandeur de microtechniques notamment jetables. 70% des entreprises européennes présentes ont moins de 50 salariés ce qui offre beaucoup de chances de compétition aux entreprises comtoises de même taille.

On notera à titre d’exemple que la société Imasonic est leader mondial dans la fabrication de certains capteurs ultrasonores incorporés dans les systèmes de contrôle médicaux et plus récemment dans un système de lutte contre le cancer.

Une étude conduite par le cabinet Yole en 2003 a d’ailleurs confirmé l’opportunité stratégique de ce marché pour un territoire qui dispose à la fois des compétences en design, ingénierie et fabrication.

 
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2.3 Automobile : la croissance pour les composants microtechniques Conjoncture
La production automobile mondiale est en croissance. 60,6 millions de véhicules ont été produits en 2003 soit une croissance de 8% en quatre ans. Elle se répartit essentiellement sur trois zones globalement équivalentes : l’Asie-Pacifique (22 millions de véhicules en 2003), l’Europe (20 millions de véhicules en 2003) et l’Amérique du Nord (16 millions de véhicules en 2003). L’Asie-Pacifique est passée au premier rang en 2002 et la consommation de véhicules est en forte croissance surtout en Inde et en Chine : 13,7 millions d’immatriculations sur la zone en 2000 et 22 millions estimés en 2010 selon Ernst & Young.

Des voitures de plus en plus truffées d’intelligence : une chance
On estime que le marché mondial pèse environ 40 milliards d’euros.

Un véhicule aujourd’hui, c’est :
1,5 km de câbles soit un millier de sections
300 à 500 connecteurs multibrins à 0,10
50 à 100 contacteurs à 1 dans l’habitacle. 1
5 à 60 capteurs à 10 (températures, accélération, présence, angle des pédales...) (revue Plein Phares de septembre 2004)
20 à 25 micro actuateurs à 10 (aiguilles des compteurs, réglages de flux de chauffage, réglage de site des phares, mouvement des rétroviseurs)
4 à 20 actuateurs à 15 pour lève vitres, direction électrique, assistances aux réglages des sièges, de la colonne de direction.

Tous ces éléments font appel aux microtechniques. Soit pour un marché de 60 millions de véhicules, une répartition comme suit :

CONNECTEURS 1,8 à 3 milliards Û
CONTACTEUR 3 à 6 milliards Û
CAPTEUR 9 à 36 milliards Û
MICRO ACTUATEUR 12 à 15 milliards Û
ACTUATEUR 3,6 à 18 milliards Û
TOTAL 29,4 à 78 milliards Û
   

Perspectives
Selon une étude du cabinet Arthur D. Little, d’ici 2010, le coût de l’électronique dans une voiture représentera 35% du prix de revient et 90% des innovations futures dans l’industrie automobile proviendront de l’électronique et du software. Cette tendance s’accompagnera des terminaisons nécessaires à l’acquisition, à la transmission des données et à la réalisation des actions.

Concurrence
L’avantage des produits microtechniques est d’être peu chère à transporter. La production des composants peut donc aisément se faire loin des chaines d’assemblage Dans ce contexte, la Franche-Comté tire son épingle du jeu. Avec un coût de production inférieur à la Suisse, la région convainc de grands équipementiers mondiaux : Siemens, Bosch, Valéo, Tyco, Delphi…

Par exemple, la société MMT du groupe Dixi à Besançon conçoit 90% des micromoteurs pour aiguilles de tableaux de bord. Ce qui fait aussi travailler les producteurs d’outillages et de composants : ITT Canon à Dole est l’un des leaders mondiaux dans la fabrication des « cloques électriques » qui sont au coeur des contacteurs et dont les dimensions se réduisent fortement.

Il n’existe pas d’étude spécifique à l’intégration des microtechniques dans l’automobile. L’Agence d’Intelligence Economique de Franche-Comté prévoit de doter le pôle d’enquêtes spécifiques. Outil indispensable pour mieux analyser le paysage franc-comtois et confirmer les orientations stratégiques.

Opportunités et Stratégies
La réduction des masses et des dimensions des systèmes embarqués, l’exigence de fiabilité, l’internationalisation des approvisionnements exposent certes la Franche-Comté à la concurrence internationale mais la placent également sur un marché en croissance. Sa proximité des centres de conception européen des équipementiers (Bosch, Siemens, Valéo, Delphi, Faurecia,…) favorise la consultation des acheteurs. L’industrie française de l’équipement automobile est d’ailleurs au 4iéme rang mondial et le pôle Alsace Franche-Comté est le second pôle automobile français derrière l’Ile de France.

Le marché de l’automobile pour les entreprises microtechniques franc-comtoises représente environ 36% de l’activité. L’automatisation industrielle, la combinaison de technologies et l’amélioration des performances de production permettent aux entreprises comtoises dans de conserver des offres concurrentielles vis-à-vis de pays réputés moins coûteux en main-d’oeuvre.

 
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2.4 Informatique et télécommunications : un marché en très forte croissance
Il n’existe pas à ce jour d’étude spécifique à ce secteur et le cabinet Yole Développement informe que cette évaluation n’a pas à ce jour été réalisée compte tenu de l’étendue des applications. Cependant l’Agence d’Intelligence Economique de Franche-Comté prévoit de doter le pôle d’enquêtes spécifiques compte tenu que ces applications concernent 34% de l’activité régionale.

La Franche-Comté est très présente sur ce marché, que ce soit sur la production des composants ou des outillages Les procédés de production collective et miniaturisée concernent principalement les éléments de connexion, de blindage, de protection.

De belles réussites
Pour exemple la société Augé Découpage est le leader mondial des leadframes, support pour les transistors de puissance. Framatome Connecteur International est implantée à Besançon pour bénéficier des compétences locales. Radial, leader en connectique optique utilise également les compétences locales. Les outils de découpage des plages de contact des cartes à puces Gemplus sont conçus et réalisés à Besançon. Siemens confie certaines productions de ses relais électrotechniques à la société AMTE de Besançon parce qu’elle est la seule à atteindre une performance et une fiabilité non atteinte en Asie.

Nombre de téléphones mondiaux utilisent les composants francs-comtois pour les contacts de la carte SIM, les connecteurs de puissance et de recharge, les boîtiers et les claviers. Dans des compétences plus spécifiques, en exploitation des résonateurs à quartz, la société AR Electronique réalise les oscillateurs à quartz équipant les relais de télédiffusion (notamment la totalité des relais français).

La société Parkéon (anciennement Compteurs Schlumberger), leader mondial des systèmes de péage pour les parkings bénéficie des compétences microtechniques régionales pour réaliser et diffuser ses produits dans le monde depuis son site bisontin. Une entreprise s’est créée dans le Haut Doubs pour réaliser la réparation des pixels sur les écrans plats pour les grands constructeurs.

Des perspectives encourageantes
Les tendances quantitatives et qualitatives sont en faveur des industriels régionaux. Avec 569 milliards de dollars en 2003, les dépenses mondiales en informatique et télécoms ont progressé de 6,2 % par rapport à 2002, indique le cabinet Gartner qui confirme que les externalisations, les services d'intégration et de consulting devraient tirer le marché.

En téléphonie mobile, selon Strategy Analytics, l’année 2005 ne devrait progresser que de 8 % contre 30 % en 2004. Fin 2004, Nokia restait le leader du marché, devançant encore largement Motorola, en recul, et Samsung qui connaît, pour sa part, une bonne progression. L'Inde, la Chine et la Russie devraient, dans les années à venir, faire sensiblement augmenter le nombre d'utilisateurs, indique le constructeur Nokia. Celui-ci devraient passer de 1,3 milliard aujourd'hui à quelque 2 milliards en 2008. Cette hausse est due à la croissance économique de ces pays émergents et au faible taux d'équipement.

En matériel informatique de type PC, l’année 2004 fut exceptionnelle, avec une hausse de 13,6 %, soit 186,4 millions d'unités écoulées, estime Gartner. En 2003, ce chiffre était de 169 millions. Cette année, quelque 100 millions d'unités auront été remplacées, et le cabinet estime leur nombre à 120 millions en 2005. Concernant les microprocesseurs dont l’environnement (packaging, connectique, refroidissement, machines de production) est très consommateur de microtechniques, les ventes de puces devraient progresser de 7,8 % par an dans les 5 prochaines années dans le monde. La croissance devrait stagner à 2,2 % en 2008. Le marché devrait représenter 66,1 milliards de dollars en 2008 contre 45,4 milliards de dollars en 2003 (source : IDC). Le besoin de compacité, l’augmentation des puissances, les connections multiples portent le marché des composants.

Vers la micro-usine
La miniaturisation croissante oblige à une vraie mutation dans l’automatisation des assemblages. Au Japon et à Besançon se développe le concept de micro usine (quelques m2). Le Laboratoire d’Automatique de Besançon et le LEA (laboratoire européen associé) avec les chercheurs suisses sont impliqués.

Opportunités et Stratégies
Faute d’étude spécifique à l’heure actuelle, on ne peut établir la part de marché de la Franche-Comté. Les acheteurs engagent certes un report vers les pays à plus faible coût de main d’oeuvre pour les pièces les plus simples ou les assemblages les plus gourmands en personnel. Cependant, le développement des nouveaux produits, la réalisation des pièces les plus exigeantes en précision et en qualité globale restent confiés à la Franche-Comté.

 
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2.5 Aéronautique : un marché en forte croissance notamment au niveau national
Le ciel au beau fixe, aujourd’hui et demain.
Actuellement, l’industrie aéronautique et spatiale française se porte à merveille. Les commandes enregistrées par la profession en 2004 auront atteint près de 42 milliards d’euros soit une hausse de 4.5 % par rapport à 2003. Selon un rapport sur l’industrie aéronautique et spatiale française de Février 2004 par Yves Michot, ce secteur d’excellence reconnu devra suivre trois axes majeurs :
- permettre à l’État de disposer, sans contrainte extérieure inacceptable, des matériels ou équipements dont il a besoin
- donner à l’industrie les possibilités de maintenir et développer ses capacités et de conquérir de nouveaux marchés
- renforcer l’importance de ce secteur pour l’économie française en termes d’emplois qualifiés, de développement technologique et de contribution à la balance commerciale.

En ce qui concerne l’aviation civile mondiale, dans un communiqué daté du 15/12/04, Airbus, filiale aéronautique d’EADS, chiffre à 17 300 le nombre total de livraisons de nouveaux avions (passagers et fret confondus) entre 2004 et 2023 pour une valeur globale de 1 900 milliards de dollars. Pour les 20 prochaines années, l’hypothèse basse de croissance du trafic aérien est de l’ordre de 4 % à 5 % par an, tirée par la croissance des marchés asiatiques.

Dans ces conditions, la production mondiale d’avions commerciaux devrait se situer dans une fourchette de 600 à 800 avions par an. Elle entraînera un doublement du parc d’avions commerciaux de plus de 100 passagers passant de 12 000 avions à 20 000 voire 25 000 avions en 2020, ce qui entraînera une augmentation significative de l’activité de maintenance.

Un marché à conquérir pour la Franche Comté
L’activité microtechnique franc-comtoise est faiblement orientée sur ce secteur puisque géographiquement et historiquement peu proche des bassins parisiens et toulousains. Cependant plusieurs marchés de niches sont exploités, notamment les connecteurs simples et multibroches, les contacteurs et voyants, des parties des instruments de bord (afficheurs et actionneurs à base de micromécanique, systèmes temps fréquence, blindages de composants) et de nombreuses applications périphériques telles que les terminaux de billettique fabriqués par IER, des systèmes de contrôles non destructifs (Statice, Imasonic), les masques à oxygène des pilotes (ECE Zodiac).

Le secteur de l’aéronautique est à même d’engendrer une source d’affaires croissante pour les microtechniques de Franche-Comté : fort consommateur de commandes électriques, de sous-systèmes à base de micromécanique et très exigeant sur la qualité et la fiabilité des produits. Il reste que les faiblesses en études de marché du pôle comtois devront être comblées rapidement en recourant à l’Agence d’Intelligence Economique de Franche-Comté.

 
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2.6. La lunetterie, une stratégie tournée vers le haut de gamme

A la loupe
Le marché français de la lunetterie est estimé à 3,46 milliards d’euros (fin juin 2004, estimation cabinet GFK) et sa progression en un an est de +4%. Dans le paysage mondial, la France, en quatrième position, représente 6,4% du marché, les Etats-Unis 40,4%, le Japon 17,1% et l’Allemagne 9,1% selon une étude Euromonitor. Le marché mondial est d’environ 54 milliards d’euros structuré en quatre domaines : les verres pour 60%, les montures pour 24%, les lunettes de soleil pour 7% et les lentilles de contact pour 8%.

La Franche-Comté : leader français, mais en recul
La région la première concentration française avec 29% des effectifs juste devant l’Ile de France.

Compte tenu de leurs aptitudes microtechniques (usinage, moulages, assemblages, traitements et finitions de surfaces), les lunetiers du Jura (L’Amy, Chevassus, Cebe pour les plus connus) sont notablement acteurs sur le marché mondial des montures (13 milliards d’euros estimés en 2004) et des lunettes de soleil (3,8 milliards d’euros estimé en 2004). Avec un CA cumulé de 332 millions d’euros en 2004 (source syndicat des lunetiers novembre 2004), leur part de marché est de 2%.

La situation est critique puisque la succession de contrats de progrès Etat-Région qui consolide réellement la compétitivité de cette filière locale depuis 1986 n’interrompt ni la perte d’effectifs (-16% de 2000 à 2004 pour atteindre 3300 salariés) ni la perte de chiffre d’affaires (-12% de 2000 à 2004).

Perspectives et Stratégies
Les tendances du marché confortent deux choix industriels : la production en grandes quantités de montures à faible prix engagé par l’Italie et l’Asie et d’autre part la production en séries réduites de montures personnalisées à forte valeur ajoutée engagée notamment par les lunetiers du Jura.

L’augmentation du nombre des seniors sur les pays riches et des nouvelles fortunes en Asie, en Inde et en Russie confirme le choix engagé par les lunetiers du Jura. Cependant les besoins de productivité, d’innovation, de design, d’intégration de nouvelles technologies de fabrication sont permanents pour maintenir la compétitivité au niveau mondial.

 
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2.7 Le marché mondial des microtechniques : une croissance et un potentiel favorables à la Franche-Comté
En microtechniques la Franche-Comté exporte directement environ 20%. Les ventes nationales dans l’automobile, l’aéronautique, l’informatique française s’exportent également et portent probablement ce chiffre au-delà de 35%.

Des garanties
Les marchés visés sont en croissance pour les plus importants (automobile, aéronautique, biomédical, informatique et électronique). Autre garantie : l’activité comtoise se garde d’être dépendante d’un unique marché. Quand l’estimation de la part de marché est possible, la Franche- Comté représente de 1 à 2 % des marchés mondiaux alors que cette région ne représente en général que 1% des indicateurs français.

Il y a donc bien une spécificité comtoise de ce territoire par son activité et sa concentration et une ambition réaliste à envisager le doublement de son chiffre d’affaires en moins de huit ans.

 
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3 Actions de coopération industrielle

Le Pôle des Microtechniques a depuis longtemps compris que l’Union fait la force. Les entreprises, souvent de petites tailles, sont à l’origine de cette cohérence, aujourd’hui portée par tout un territoire.

 
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3.1 MICRONORA, association d’industriels pour la promotion des microtechniques
L’association Micronora, regroupant industriels et chercheurs est un élément fondateur du Pôle microtechnique en Franche-Comté. Au-delà de l’action commerciale du salon tous les deux ans, Micronora engendre des relations avec la recherche et la formation locales. A force de pugnacité, les industriels ont su construire avec l’aide des chercheurs un salon professionnel de qualité apprécié par toute la profession.

En effet suite à la crise horlogère des années 70, mais forte des compétences micromécaniques de haute précision liées à ce secteur d’activité, une identité de pôle microtechnique a été affirmée, gardée et développée par Micronora depuis plus de trente ans.

Créée à l’origine pour assurer la promotion de la micromécanique et des techniques horlogères, Micronora (provenant de Micron et Hora) s’est reconvertie en 1976 vers les techniques de précision, pour affiner en 1980 son image de marque en faisant la promotion de l’appellation Microtechniques, alors que la microélectronique se développait en parallèle. Depuis, ce terme s’est largement répandu dans toute l’Europe.

En 2004, Micronora regroupe 800 adhérents (entreprises et laboratoires de recherches) dont 350 originaires de Franche-Comté.

 
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3.1.1 Un outil de promotion unique : un salon professionnel consacré aux microtechniques
Si le but de l’Association Micronora est la promotion des microtechniques, son salon international Micronora, reconnu comme le plus grand salon européen des microtechniques est sans aucun doute le point d’orgue de son activité. L’Etat (DRIRE, DRCE...) et les grandes collectivités locales sont membres de l’Association.

Occupant une niche privilégiée, celle des microtechniques et de la haute précision, le salon Micronora bénéficie d’une notoriété grandissante.

 
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3.1.2 Un label international et une notoriété grandissante
Lors de sa dernière édition à Besançon en 2004, Micronora a accueilli 872 exposants dont 33% d’étrangers et 15 000 visiteurs professionnels de 38 pays différents.
Il est affilié à la fédération des Foires, Salons et Congrès de France, et membre de l’OJS (Office de justification des statistiques).

 
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3.1.3 Un relais d’informations avec une revue trimestrielle
L’Association s’est dotée dès l’origine d’un organe de presse trimestriel diffusé à 15 000 exemplaires dans toute la France, en Suisse romande et en Belgique de langue française. Son objectif vise la diffusion d’informations professionnelles à l’ensemble des entreprises concernées par les microtechniques et nanotechnologies. Il s’agit de la seule revue en France consacrée à ce secteur d’activité.

En janvier 2005, Micronora Informations a fêté son 100ième numéro. Elle est de plus en plus appréciée en tant qu’outil de diffusion de l’innovation et de l’intelligence économique de ce secteur.

 
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3.1.4 Un leitmotiv pour l’association : la synergie
Si le salon Micronora est un lieu de rencontre, l’association Micronora est un lieu de synergie : entre les acteurs régionaux, mais aussi avec les grands groupes, les chercheurs, d’autres pôles « cousins ». Ce mouvement permanent est une condition essentielle pour la promotion des microtechniques et des savoir-faire régionaux.

Synergie avec la recherche
A chaque édition du salon Micronora, l’association organise :
• Une exposition thématique montrant l’apport des microtechniques et nanotechnologies dans un secteur déterminé. L’exposition pointe en particulier les ouvertures et les innovations attendues du secteur.
• Des rencontres avec de grands donneurs d’ordres tels que EADS, SNECMA, BioMérieux, STMicroelectronics associés à la démarche de Micronora,.
• Des congrès scientifiques
• Des rapprochements nationaux et internationaux avec Minatec Grenoble ou la FSRM et le CSEM (Suisse)

EN APPUI DE MICRONORA

L’ARIST et l’ANVAR Franche-Comté (CRI Grand Est) organisent les Rencontres Technologiques Européennes sur la thématique des Micro & Nanotechnologies depuis 1998.

Ces rencontres réunissent les acteurs européens de la microtechnique (entreprises, laboratoires de recherche ou centres techniques) lors de rendez-vous confidentiels pour échanger sur des savoir-faire et des technologies.La 4ème édition a mobilisé surtout des participants industriels (89 %), d’origine française, allemande, suisse, belge, finlandaise, suédoise, anglaise. 201 rendez-vous ciblés, dont 150 transnationaux, ont été organisés.

Pour mémoire, la 3ème édition (2002) a été suivie de 8 coopérations technologiques signées.

Le CRI Grand Est anime également le groupe Micro & Nanotechnologies du réseau européen des CRI. La dernière réunion à BESANCON a eu lieu pendant MICRONORA et a réuni les représentants de 15 CRI étrangers pour décider des futures actions (projet de visite des pôles de compétences allemandes en 2005).

Le CRI Grand Est s’avère être un vecteur naturel pour relayer en Europe les innovations et résultats de la recherche régionale mais aussi pour détecter les technologies développées en Europe qui feraient défaut à la région.

Au delà de ces rencontres, plusieurs pistes de collaborations sont à l’étude:
• travailler sur un portefeuille d’offres de technologies en liaison avec l’industrie et la recherche et le diffuser.
• s’afficher sur quelques évènements ciblés organisés par les CRI et renforcer les relations avec les pays européens identifiés comme partenaires incontournables (Allemagne, Suisse,Wallonie, Finlande, …).

La synergie avec la formation à l’occasion du salon Micronora,
• Les acteurs de la formation microtechnique s’expose : lycées, établissements universitaires et écoles d’ingénieurs régionaux.
• Journées « portes ouvertes » des entreprises, les centres de recherche et de formation. Cette opportunité est offerte aux collèges, lycées, universités et écoles d’ingénieurs locaux (des journées sont même réservées dans le programme scolaire) mais également à d’autres régions voisines.
• Les acteurs de formation participent à la préparation des thèmes du salon, aux conférences, et au jury des microns d’or (récompensant les réalisations microtechniques exposées les plus remarquables). Ces occasions multiplient les opportunités de collaborations entre industriels, chercheurs et acteurs de la formation.

 
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3.2 Les contrats de Progrès : unique et originaux
La DRIRE et le Conseil Régional de Franche-Comté ont développé une méthode d'ingénierie publique originale et spécifique : les contrats de progrès Etat Région. Cette méthode favorise les coopérations industrielles locales pour le développement ou le renouveau d’une filière. La démarche apporte une aide substantielle dans la formalisation, l’animation et le financement des actions décidées par les entreprises. Une étude stratégique préalable analyse les points forts et les points faibles ainsi que les évolutions prévisibles, et trouve les solutions collectives pertinentes. Une convention cadre est ensuite cosignée par le Préfet de Région et le Président du Conseil Régional. Elle définit les axes de progrès de la profession à un horizon de trois ans et les enveloppes budgétaires qui seront mobilisés. Les impacts sont évalués à chaque renouvellement.

C’est un outil phare de gouvernance et de compétitivité, qui permet un partenariat dans la durée entre la société civile et les pouvoirs publics.

En Franche Comté, l’Etat a consacré depuis 1986 plus de 5 MV aux politiques de contrat de progrès dont près de la moitié dans le cadre de l’actuel contrat de plan Etat - Région. L’effet de levier de ces fonds est considérable puisqu’il a permis d’obtenir 20 MC dans les mêmes proportions de la part des autres partenaires : Conseil Régional, Fonds Européens et Entreprises.

Pour information, la même démarche est également menée spécifiquement sur le champ de la formation par la DRTEFP de Franche-Comté.

Le Contrat de progrès Etat-Région des lunetiers
Il a été le premier lancé. Compte tenu de ses résultats, il bénéficie de renouvellements successifs depuis 1986. 60 entreprises, 3250 salariés pour un CA de 332 millions d’euros en 2004 sont concernés. Le groupement d’employeurs concerné est le Syndicat professionnel des lunetiers du Jura.

Ses grandes réussites sont notamment :
• la création d’une agence de transfert technologique ALUTEC dans le Haut Jura qui permet aux industriels d’être innovants dans les technologies de pointe
• le développement de l’export avec récemment un recrutement pour approcher le marché russe suite à l’aide de l’Agence d’Intelligence Economique de Franche Comté (AIEFC)
• le concours de design qui a une renommée nationale et internationale
• la mise en place d’une plateforme d’intelligence économique avec l’AIEFC
• un centre de documentation pour la profession
• l’investissement en marketing-design collectif : cahier de tendances, séminaires de créativité, communication vers les clients (opticiens et centrales d’achat)

Pour exemple, ALUTEC avec un collectif d’entreprises a visé à automatiser le montage des lunettes. Avec le concours de l’Institut de Productique, centre de recherche de Franche-Comté spécialisé dans les domaines de la robotique et de l'automatisation, le programme a fait appel à la technique du soudage laser et à la mise au point d’une cellule robotisée de brasage. Il s’appuie sur des travaux réalisés par la société LAMY qui a accepté de les mettre à disposition de l’ensemble de la profession.
Cette opération constitue une première mondiale.

Le Contrat de progrès Etat-Région des métiers du découpage-emboutissage
C’est le plus récent, lancé en 2003. Il concerne 130 entreprises représentant 4800 salariés dont près de 45% appartiennent aux métiers microtechniques.

Son financement pour trois ans est de 2,5 millions d’euros assuré par l’Etat, la Région, des crédits européens en zone FEDER et la Profession mobilisant pour la formation des lignes de crédit au titre des contrats d’objectifs de la métallurgie. Le groupement d’employeurs concerné est représenté par le Comité Mécanique Franche-Comté regroupant notamment l’Union des Industries et Métiers de la Métallurgie en Franche-Comté (UIMM Franche-Comté), la Fédération des Industries Mécaniques (FIM), le Centre Technique des Industries Mécaniques (CETIM) ainsi que les chefs d’entreprises.

Les premières actions en cours concernent notamment :
• La création d’une cellule de simulation numérique des process de découpage emboutissage en collaboration avec les laboratoires de recherche de FEMTO-ST
• La constitution d’une structure de connaissances et d’échanges d’informations (technique dans un premier temps puis marketing pour l’avenir)
• L’amélioration des compétences par la formation des personnels

70 entreprises ont déjà été rencontrées individuellement et une vingtaine adhèrent à la démarche en assistant aux réunions d’information technique. La profession ancienne habituée aux concurrences locales et à des démarches individualisées commence à engager des mises en relation. Elle perçoit notamment des atouts de synergie pour les difficultés d’approvisionnement en matière première, l’approche de marchés importants (Asie, USA, Europe dont Peco), des besoins d’évolution rapide des outillages (plus résistants notamment) et des machines (découpage adiabatique par exemple).

Le Contrat de progrès Etat-Région pour l’industrie de la plasturgie
Le contrat de progrès plasturgie, signé en 2001 pour 3 ans (plus 2 ans renouvelables) dispose d’un budget global de 2,2 MÛ (Etat-DRIRE 515 kÛ, Conseil régional et Union Européenne 515 kÛ chacun, profession Allizé Plasturgie 663 kÛ). Le groupement d’employeurs concerné est le syndicat de la plasturgie Allizé Franche-Comté précédemment nommé Franche-Comté Plasturgie.

Les grands axes des actions lancées concernent
• la performance industrielle
• le marketing
• la technologie et l’innovation
• la communication
• l’environnement
• les réseaux et partenariats

Tous ces axes ont été conduits de front par Franche-Comté Plasturgie avec l’aide de consultants.

L’axe réseaux et partenariats a connu un fort succès dés le début de l’opération. 28 entreprises dont 7 en microtechniques ont établi un projet «marché » organisé en 5 groupes : automobile, médical, cosmétique, électroménager. Les consultants qui autrefois aidaient les entreprises séparément ont été mutualisés.

Les 5 groupes ont créé des structures (Association, GIE, SAS) pour engager des projets ambitieux sur des marchés autrefois inaccessibles aux entreprises individualisées : offrir une gamme de produits complémentaires à la grande distribution, rester au panel d’un sous traitant de rang 1 de l’automobile au cours de sa délocalisation en Peco, s’engager sur le marché européen de l’électroménager et l’électronique, présenter ensemble les compétences sur les salons du médical… La DRIRE et l’Union Européenne ont apporté des financements pour appuyer le lancement de ces structures avec un maximum de 100 000 Û par projet. 15 mois après le lancement du premier partenariat, un bilan provisoire a été dressé par Franche Comté Plasturgie concernant les partenariats initiés :
• le chiffre d’affaire total gagné s’élève à 8,3 MÛ plus 1,5 MÛ de contrats récurrents et une trentaine de devis en cours. Un premier recrutement de commercial a été réalisé en 2004.
• Les entreprises se rencontrent une fois par mois

Globalement, l’évaluation en cours du contrat de progrès fait ressortir un gain net de 67 emplois pour 22 entreprises ayant répondu (146 entreprises ont participé à l’ensemble des actions dont 20% en microtechniques). Pour mettre ces chiffres en perspectives, il convient de rappeler que la taille moyenne des entreprises est de 30 salariés par entreprises. Le gain des effectifs pour les entreprises participantes est donc de l'ordre de 10 %.

Opération de mise en valeur du Pays horloger
Le Pays Horloger dispose de deux programmes d’animations :


Un service de proximité initié en 1999
Maîtrise d’ouvrage Syndicat Mixte du Pays Horloger. Le budget de fonctionnement sur trois ans est de 150 K Û (50% Conseil Régional, 20% Syndicat Mixte du Pays Horloger, 18% Conseil Général du Doubs,12% CCI du Doubs).

120 entreprises sont concernées dont près de 50% en microtechniques et horlogerie.
Deux objectifs sont visés :
• Améliorer l’environnement des PME du Pays Horloger
• Stimuler l’innovation technologique et la démarche qualité

Ce service a favorisé le montage de groupement d’entreprises en microtechniques (GIE de 6 entreprises) et l’émergence d’un besoin d’identité collective en Luxe et Finition soignée.

Des actions collectives initiées en 2000
Maîtrise d’ouvrage CCI du Doubs. Le financement 2003-2004 est 91 K Û (50% État, 25% CCI Doubs, 25% entreprises).

Les actions collectives ont porté sur quatre domaines :
• La réflexion stratégique et l’intelligence économique
• La présence collective sur des salons spécialisés
• L’amélioration de la qualité
• La sensibilisation à l’environnement

87 entreprises ont participé à ces actions soit 75% de la population concernée. La participation aux salons et conventions d’affaires (Micronora, Subtec, Economia) réunit chaque fois une trentaine d’entreprises qui confirment l’identité d’un pays uni et tourné vers son avenir.

 
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4 Menaces – Opportunités

Mutations du secteur à anticiper et atouts à mettre en valeur dans les domaines industriels, techniques, commerciaux…

Rappel des quatre types d’entreprises existant actuellement :
• Type 1 : Les entreprises de production de taille critique internationale
• Type 2 : Les entreprises de production de petite taille (moins de 50 personnes)
• Type 3 : Les entreprises d’outillages et de matières premières
• Type 4 : Les entreprises d’ingénierie et de réalisation de produits innovants

 
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4.1 La concurrence internationale bénéficie de coûts de main d’oeuvre intéressants
L’Asie, notamment la Chine, propose des productions sur la base de coûts de main d’oeuvre sept à douze fois inférieurs aux coûts français.

Depuis 20 ans, Taiwan et Singapour profitent des investissements américains notamment pour la production de matériels électroniques sous licence (microprocesseurs et disques durs puis ordinateurs).

Les usines de fabrications des connecteurs, micro pièces et systèmes micro mécaniques en Chine, en Corée du Sud et en zone économique spéciale chinoise (notamment la SEZ de Shenzhen) sont venues renforcer la présence asiatique en horlogerie et sous-traitance micromécanique pour le compte du Japon et de Hong Kong.

Les pays de l’Est, nouveaux entrants depuis mai 2004, ont également des compétences en mécanique de précision notamment pour l’optique et l’aéronautique. La différence des charges, qui ne se lissera avec l’Europe pas avant une dizaine d’années, crée en attendant un écart d’environ 40% avec les coûts de main d’oeuvre français.

La Tchéquie, le sud de la Pologne, quelques foyers en Slovaquie et Budapest en Hongrie proposent déjà des compétences en précision utiles aux marchés de l’automobile, de l’électroménager et de l’aéronautique. Il n’est pas à douter que ces réussites augurent des entrées sur d’autres marchés.

Les entreprises comtoises qui font face reconnaissent qu’elles maintiennent leur compétitivité par le recours à l’automatisation, l’ingénierie dans le croisement de procédés de fabrication, l’innovation et une très forte exigence de qualité (précision et finition).

 
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4.2 La pression des acheteurs pour réduire les coûts
« Dans deux ans, je souhaite que vous réalisiez 15% de votre production dans les peco ou en Asie ».

Cette tendance est confirmée par le cabinet Mercer Management Consulting : en 2005, 43% contre 10% (début 2004) des directeurs d’achats réaliseront plus de 10% des leurs achats dans les pays à bas coût.

Les entreprises de type 4 innovantes échappent globalement à cette pression.

Les grandes entreprises de type 1 investissent pour organiser la conservation des savoirs en Franche-Comté et exporter les tâches les moins rentables.

Les entreprises de type 2 sont les plus touchées ; selon les personnalités des chefs d’entreprises, des minis groupes ou des GIE apparaissent en réponse aux acheteurs des clients. Mais la faiblesse des moyens humains et financiers les mènent à s’appuyer sur les grandes entreprises et les entreprises innovantes.

Enfin dans le type 3 les entreprises de matières premières affrontent des conditions de pénurie qui touchent actuellement les aciers et les fontes. Cette situation devrait s’étendre aux cuivreux et plastiques du fait de la Chine qui déploie ses plans quinquennaux. Les acheteurs internationalisent les consultations.

 
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4.3 L’importance de la notoriété des pôles auprès des acheteurs professionnels
Depuis dix ans, le choix d’un sous-traitant par les grands acheteurs se fait sur le prix, au détriment de la qualité technique et de l’expérience de l’entreprise.

Pourtant, la seule convention d’affaires du secteur Micronove, réalisée en Franche-Comté en alternance avec Micronora, attire 71 donneurs d’ordres tels que Thalès, Renault, Bosch, CEA, Alcatel, EDF, Airbus, EADS qui expriment un taux de satisfaction supérieur à 90%.

Le salon Micronora à Besançon a accueilli en 2004 plus de 1300 acheteurs et l’annuaire de la sous-traitance du Doubs recensant 250 entreprises microtechniques est diffusé à plus de 4000 acheteurs. Les allemands, les belges et surtout les suisses reconnaissent la compétence que la Franche-Comté affiche dans ce domaine depuis 30 ans.

 
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4.4 L’émergence de la fourniture globale
Les acheteurs reportent nombre d’opérations au sous-traitant qui devient un « ensemblier » et non plus un simple fabricant de composants.

On assiste à des regroupements des entreprises et à des investissements dans des pays à plus faible coût de main d’oeuvre pour déléguer les opérations les moins rentables (montages manuels, fabrications nécessitant des réglages de machines aisés).

Très forte dans l’automobile, cette tendance est également exprimée dans les marchés de la défense, du luxe, de la connectique et progressivement du biomédical. Cette même tendance est notamment à l’origine de la volonté du Pays Horloger de s’organiser pour offrir aux donneurs d’ordre du luxe une prestation allant du design à la finition voire l’emballage de la pièce.

 
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4.5 La valeur ajoutée par les outillages et les croisements de technologies de micro fabrication

Compte tenu du principe de production collective, reposant sur des outillages et des automatisations performantes, la phase de production est plus liée au prix du kilowatt/heure qu’au taux horaire. Cette situation ouvre trois voies d’avenir dans la bataille mondiale :

1. Une exportation des outillages dotés de précision et de performances élevées
Les entreprises d’outillages s’équipent de moyens d’usinage de plus en plus précis (micro électroérosion, micro injection, rectification de précision) et étudient avec les centres de recherche locaux des méthodes inédites (femto laser, nano polissage) pour conserver une avance mondiale

2. Des modes de production associant plusieurs technologies en avance sur les pays à bas coûts
Le découpage fin s’associe de plus en plus au surmoulage, le traitement de surface n’est plus nécessairement en phase finale de réalisation du composant mais entre deux process. Le collage, le marquage et l’assemblage automatisés investissent les découpeurs et les plasturgistes. Le changement rapide des outillages, la surveillance à distance, le transfert informatisé des séquences d’usinage, des alimentations matières et des lots produits visent à minimiser les interventions humaines sur les tâches répétitives ou consommatrices de temps.

La tendance est donc à des ateliers d’entreprises comprenant plusieurs technologies associables ou à des associations d’industriels en ce sens. La multiplicité des métiers présents sur le secteur permet cette réponse.

3. Une offre évoluant de la production des pièces à la production des composants conçus, réalisés et contrôlés en référence d’un cahier des charges établi avec le client. Cette évolution constitue un enjeu très important pour l’avenir. Elle suppose une évolution des compétences par intégration de ressources commerciales, d’étude, de caractérisation.

 
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4.6 Le vieillissement de la population comtoise des chefs d’entreprises
Le MEDEF indique qu’environ 450 000 entreprises françaises changeront de main dans les dix prochaines années soit environ 4 500 en Franche-Comté.

En France, selon le Ministère de l’Economie, des Finances et de l’Industrie, 700 000 dirigeants sur 2 300 000 entreprises ont plus de 50 ans soit 30%.

Dans le Doubs, qui représente 50% de la Franche-Comté, ce chiffre atteint même 37% selon l’INSEE.

Il est donc très important d’encourager les repreneurs qui peuvent négliger le potentiel de ce pôle au regard des menaces internationales provenant d’Asie et des Peco. Selon la labellisation ou non et l’attractivité financière, l’opinion des repreneurs sera confortée ou pas dans l’opportunité de s’engager dans cette industrie. La plupart des dirigeants d’entreprises investis dans la démarche de labellisation ont d’ailleurs moins de 50 ans.

 
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4.7 Le développement des salles blanches et des technologies nouvelles associées
Pour assurer une présence sur des marchés à forte valeur ajoutée, les entreprises s’engagent dans des secteurs où la technologie peut leur donner des avantages compétitifs.

On assiste en Franche-Comté à l’émergence de start-up issues des laboratoires de recherche franc-comtois en microtechniques : Photline fabricant de transpondeurs haut débit, AR Electronique fabricant des oscillateurs et des filtres à quartz, Silmach réalisant des MEMS et Nanobiogène des systèmes à partir de nano fluidique. Silmach (prix national ANVAR 2004) a notamment déposé le brevet du premier mouvement horloger réalisé entièrement en un masquage sur silicium et a testé son fonctionnement sur une équivalence de 100 ans.

Des entreprises mettant en oeuvre des procédés plus classiques de découpage et de moulage font appel aux conditions de salles ou de zones blanches : Statice Santé, Sophysa, Dixi, Augé découpage.

Disposant de 400 m2 de salles blanches de type 10 000 à 100 localement pour la recherche et de 1000 m2 en classe 1000 pour la location aux entreprises à Belfort (ex locaux Gigastorage), la Franche-Comté ajoute 500 m2 de classe 1000 mis à disposition des entreprises sous forme d’atelier pilote et de laboratoires de développement dans la Maison des microtechniques à Besançon forme 400 étudiants par an à ces techniques.

 

 

 

 

 
 
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